Texte transcrit, traduit et analysé par: OUTACHFIT Lahoucine. Taghjijt81.
« Bismillah asis bdugh, Salah El- Bacha »
Ar itili bnadm :
Nighak hdighas wulinw sul hdighas tasanw sul tdrusas mla ka ysen !!
iDlm agayuns ili wayaD udrn as urak imut ghzinas mla ka ysen,
Oh !! Certain Homme :
- j'ai lui offert mon c½ur ainsi que mon foi, mais tous cela ça ne lui suffît pas.
Certain Homme :
- s'accuse lui-même, pendant qu'un autre le domaine, et l'enterre vivant;
Oh ! Mais il n'est jamais conscient.
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Awdi bismillah adwnd n3awd lqist,
wa ullah arda nsala yanagh ifhmn isen awddi !!
I Rbbi mad yadlli inan amarg at nesn ?
nkatin agma gh chreD ng ula Talb iHrechen,
Wa rbbinu 3fu yi ghikad asiti tga luqt,
Asifad nzri gisen tammara kighd anufl,
- Au nom de Dieu, je vais vous raconter une histoire,
- Cette histoire qui va faire pleurer celui qui pourra me comprendre ;
- Oh ! mon Dieu ! guide-moi à connaître le Poète chanteur.
- J'étais un brave lettré « talb/ faquih » et j'avais même un contrat de diriger une mosquée « chreD ; liHDar ».
- Oh !! mon Dieu je te demande ta grâce et ton pardon;
- Oh ! Dieu ! ce domaine « de la chanson » m'a trop fais souffrir.
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ur ugigh ang agzzar ar nsmDa ijnwin,
wa ghar ur nzDar ad awigh dnub yi zammaren,
imma snegh agma ad azugh nghres nzugzas ilm ;
nasid ulns ula tasans nznz yi jmmalen,
awddi manra dunit yak iqand anrhl ?
ur dum abnadm mafak illa laz nger walen?
- je peux être un bon boucher qui lime ces couteaux ;
- qui maîtrise parfaitement l'égorgement et l'abattage des bettes,
- mais je ne veux pas être responsable de la souffrance des moutons.
- La vie ce n'est qu'un passage, donc elle ne m'intéresse pas trop,
- La vie n'est pas éternelle, pourquoi donc être cupide et avide.
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Wa yufagh ang amzwag n3cher d ihwawin,
Awddi jreb amddakl ghikad ijra yangh,
Ar itili uzmz lighak ufen tagmat nek,
Wa manik i3dl yan ighak itini hda yutk,
Arak itamz afus imagh ak ur ighder flnk,
Ighen ak izra ghilli rakn yut izwur srsen,
- je préfère être un exilé et finir ma vie avec les poètes voyageurs entre les villages.
- J'ai déjà testé ma bien aimée, fait donc pareil ;
- Tu va voir que, des fois, ton bien aimé, soit mieux que ton propre frère.
- Oh ! comment c'est beau et bien celui qui te donne des conseils même s'il te frape.
- Il te tien la main, pour te guider sans te quitter à jamais.
- Ton bien aimé, qui préfère de recevoir les coups à ta place.
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Wa hayyi nunf iwasifan ara amarg imimen,
Aytma ran siwn sawlgh awala iga wingh,
Igh tga tayri amsmar akal asa tgurunt,
Igh tga tasmi ajit atjlu ghdu tgrtilt,
Ur tla tayri ruH ula taf aDar d ifasen,
Ur tga abla zud lmlk uragha tamz lkhater,
- voila donc, échapper à cette souffrance de l'amour,
- Mes frères je vais vous parler dont notre langue,
- Si l'amour est un clou, sa fin c'est la terre ou il sera enterré.
- Si l'amour est une aiguille, t'a que l'a laissé se perdre sous une natte.
- L'amour n'a pas d'âme, n'a pas de pieds ni mains,
- L'amour est comme un ange qui nous fait perdre le moral.
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Awddi yuf yan igan iskfal itgmmins,
Adak isamH isllum ad ur iDer bla luqt,
iRbbi mak i3zza yan isala ugayuns ?
ayna nu n tasanu sref yid rDa nunt,
ur sngh njla ngammi asar iligh d lkhater,
ur ufigh ad gungh lHub illa gigi bla right,
- il est préférable de mettre des escaliers à sa maison ;
- que d'utiliser l'échelle qui pourra tomber en tout moment.
- Oh ! Dieu, comment j'aime beaucoup celui qui fait une autocritique ;
- Oh ! ma mère, je veux que tu sois satisfaite de moi,
- Je suis perdu, je ne sais plus quoi faire, et je ne plus de moral, ma cher mère,
- J'ai plus de sommeil à cause de l'amour qui me fait souffrir sans arrêt.
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Wa hayyi sirdagh an ng ifasninu ger ifasen,
Ur tram izd awalinu ka sawn tbayangh ?
Awddi gigh zud lmjdub aDar ijla yangh,
Ur tgam l3du is righ ansen tagmat negh,
Awddi han yut yid iminu urid 3lmegh ;
Igh tugh amraz ar yit immala ugayungh.
- Me voila laver mes mains pour que je les mets parmi les autres « pour partager »,
- Mais malheureusement vous m'ignorez, et vous ne me reconnaissez que par ma voie.
- Je suis comme un « sage poète exilé » qu'on trouve par tout,
- Je ne vous considère pas comme mes ennemis, je cherche juste à connaître mes proches.
Analyse:
Avant de rentrer dans les détails de son histoire, le poète à d'abord commencer par un petit résumé ou une présentation du thème général de son poème (son bien aimé n'est pas du tout reconnaissant malgré les sacrifices qui a fait pour lui).
Puis il donne son histoire personnelle, dont il nous a raconté un peux sa vie, et comment il est devenu un poète chanteur après son grand parcours comme lettré « talb/ faquih » dans une mosquée.
« ang agzzar », « an qrs izammaren », quelle image poétique ! Le poète a utilisé « izammaren/ les moutons » qui remplacent « les femmes ». Il nous parle de sa langue expérience dans le domaine, par crainte de Dieu, il ne veut pas faire souffrir les autres et grâce aussi à sa conscience que cette vie n'est pas éternelle, donc il ne voit pas d'intérêt de penser qu'a profité de cette vie qu'est finalement qu'un passage et on doit la quitter un jour ou l'autre.
A travers son expérience personnel le poète nous montre que des fois il veut mieux s'exiler, car il n'a plus trop de confiance dans cette vie, lui qui a déjà testé son bien aimé. Mais il nous rappel que, des fois, le bien aimé est mieux que le propre frère, surtout quand il s'agit d'un amour équitable et réciproque entre les deux, une relation de confiance et de respect, dans une relation ou chacun pense sérieusement à l'autre, et dont chacun s'investir de se qu'il peut. Pour lui, « le bien aimé » idéal est celui qui préfère souffrir et recevoir des coups à la place de l'autre, sa veut dire celui qui est prêt à sacrifier sa vie pour son bien aimé.
Apres, Salah El-Bacha commence à nous parler de l'amour généralement, il nous donne des théories sur l'amour qui est finalement que des sentiments qu'on peu pas voir ni toucher, (l'amour n'a pas de mains, ni des pieds.)
En fin c'est la conclusion, et comme d'ailleurs la plupart des poètes chleuhs ou amazigh généralement, on fini souvent pas des conseils qu'on donne à l'interlocuteur, et dans ce poème Salah El-Bacha, nous conseil d'être attentif et de faire les choses dans l'ordre étape par étape, (uf yan igan iskfal itgmins/ il est préférable de mettre des escaliers à sa maison ) sa veut dire (imik s imik , il faut aller doucement dans la vie) et surtout de ne pas gréer les étapes. Il nous conseil aussi d'éviter l'échelle et d'utiliser l'escaler, les deux nous permettre d'accéder au toit, sauf que l'escalier reste toujours à sa place, sa veut dire il est fixe et stable, par contre, l'échelle bouge d'un endroit à l'autre, et sa risque même de tomber un jour ou l'autre, et je pense que sa veut dire : il n y a mieux qu'une relation sérieuse et stable « zman, mariage », que des relations temporaires que changent à chaque fois. Apres tous ces conseils, le poète nous rappel qu'il faut toujours faire une autocritique dans la vie, de poser des questions sur soit même « qu'est que je fais ?, ou je suis ? Quel avenir ?... »
Paroles : Salah El- Bacha.
Transcription, traduction, et analyse : OUTACHFIT Lahoucine.